Bienvenue au Parc national de Campo-Ma’an
Situé dans la région du Sud du Cameroun, à proximité de la côte Atlantique et de la frontière avec la Guinée Équatoriale, le Parc national de Campo-Ma’an est l’un des espaces naturels les plus impressionnants du pays. Avec ses plus de 260 000 hectares, il constitue un véritable sanctuaire pour la biodiversité tropicale et un point stratégique pour la protection des espèces menacées.
En tant que futur habitant du Sud-Cameroun, je m’intéresse à Campo Ma’an non seulement pour ses paysages incroyables, mais aussi pour la vie des communautés locales, qui vivent et travaillent en harmonie avec cette nature préservée.
Géographie et accès
Campo Ma’an s’étend sur une vaste zone forestière humide, avec des rivières, des mangroves et des savanes. Il se trouve à proximité de Kribi et Campo, et l’accès se fait généralement via des véhicules tout-terrain pour atteindre le cœur du parc.
Le parc fait partie d’un corridor écologique transfrontalier avec la Guinée Équatoriale, renforçant son rôle majeur dans la protection des écosystèmes du bassin du Congo. Il est facilement intégré dans une excursion depuis Kribi pour ceux qui souhaitent combiner nature et immersion culturelle.
Parc national de Campo-Ma’an, faune et flore remarquables
Le Parc national de Campo‑Ma’an est un trésor naturel du Cameroun.
Il abrite environ 80 espèces de mammifères, dont 23 menacées, qui peuplent ses forêts et ses zones humides.
La faune ornithologique est exceptionnelle : 302 espèces d’oiseaux, plusieurs rares ou à distribution restreinte, vivent dans le parc.
Les amphibiens et reptiles, crocodiles, pythons et grenouilles, jouent un rôle clé dans l’équilibre des écosystèmes forestiers et aquatiques.
Plusieurs espèces sont menacées selon l’UICN
Grands mammifères
Primates
Gorille des plaines de l’Ouest (Gorilla gorilla gorilla) – en danger critique
Chimpanzé central (Pan troglodytes troglodytes) – en danger
Mandrill (Mandrillus sphinx) – vulnérable
Colobe noir (Colobus satanas) – vulnérable
Proboscidiens
- Éléphant de forêt d’Afrique (Loxodonta cyclotis) – vulnérable
Carnivores
- Léopard (Panthera pardus) – vulnérable
Ongulés et herbivores
Buffle forestier (Syncerus caffer nanus)
Duikers (plusieurs espèces de petites antilopes de forêt)
Hippopotame (Hippopotamus amphibius) – présent dans les rivières et zones humides
Sanglier de forêt
Potamochère
Mammifères rares ou menacés
Pangolin géant (Manis gigantea) – fortement menacé
Aardvark (Orycteropus afer) – insectivore fouisseur
Autres espèces forestières diverses (petits primates, rongeurs de forêt)
Oiseaux
Espèces emblématiques
Picatharte gris (Picathartes oreas) – rare
Calao à casque jaune (Ceratogymna elata)
Calao à casque noir (Ceratogymna atrata)
Perroquet gris d’Afrique (Psittacus erithacus)
Touraco bleu (Corythaeola cristata)
Touraco à bec jaune (Tauraco macrorhynchus)
Martin-pêcheur à poitrine bleue (Halcyon malimbica)
Malimbe à tête rouge (Malimbus rubricollis)
Hylia verte (Hylia prasina)
Autres familles représentées
Passereaux forestiers
Loriots et verdiers
Petits insectivores des sous-bois
Espèces rares ou locales des forêts guinéo-congolaises
Statut et conservation
Plusieurs espèces sont menacées selon l’UICN
Les forêts et zones humides sont essentielles à leur survie
Le parc constitue une Zone d’importance pour la conservation des oiseaux
Autres espèces
Amphibiens et reptiles
Reptiles emblématiques
Crocodile du Nil (Crocodylus niloticus) – présent dans les rivières et lacs
Python réticulé (Python sebae) – serpent constricteur
Varan du Gabon (Varanus niloticus) – grand lézard semi-aquatique
Viperes forestières (ex. Bitis gabonica) – vipère à cornes
Amphibiens représentatifs
Rainette verte d’Afrique (Hylidae spp.)
Grenouille à rainures (Amietia spp.)
Triton africain (Nectophrynoides spp.)
Statut et conservation
Plusieurs espèces sont menacées selon l’UICN
Les zones humides et forêts denses sont essentielles à leur survie
Le parc constitue un refuge pour les reptiles et amphibiens endémiques
Poissons et invertébrés
Poissons emblématiques
Tilapia du Nil (Oreochromis niloticus)
Poissons-chats africains (Clarias spp.)
Poissons d’eau douce endémiques
Invertébrés représentatifs
Crustacés d’eau douce (écrevisses)
Mollusques d’eau douce (escargots)
Insectes aquatiques divers (libellules, demoiselles)
Statut et conservation
Certaines espèces sont vulnérables ou menacées
Les rivières et marécages du parc sont essentiels pour leur cycle de vie
Plantes tropicales uniques et endémiques
Plantes emblématiques
Raphia (Raphia spp.) – palmier tropical
Mahogany africain (Khaya ivorensis) – bois précieux
Sapele (Entandrophragma cylindricum) – arbre forestier
Diverses espèces d’orchidées endémiques
Fougères arborescentes et lianes tropicales
Statut et conservation
Plusieurs plantes sont menacées par le déboisement
La préservation des forêts garantit la survie des espèces endémiques
Les plantes assurent l’habitat et l’alimentation des mammifères et oiseaux
Chaque visite permet d’observer la faune dans son habitat naturel, toujours dans le respect de l’environnement et accompagné de guides locaux.
Parc national de Campo-Ma’an : locales
Les habitants autour de Campo-Ma’an, notamment les peuples autochtones comme les Bagyeli, ainsi que les communautés Bantu, vivent en étroite relation avec la forêt et les rivières. Leur quotidien inclut :
La pêche artisanale, l’agriculture durable et la récolte de produits forestiers
La participation à la conservation, avec des patrouilles anti-braconnage et des programmes éducatifs
La transmission de traditions et savoirs ancestraux liés à la forêt et à la faune
Visites culturelles avec les communautés locales :
Visiter Campo-Ma’an est aussi une occasion de découvrir la richesse culturelle des habitants. Dans les villages proches du parc, il est possible de participer à des activités authentiques :
Pêche traditionnelle avec les habitants
Préparation de plats locaux
Danses et cérémonies typiques
C’est une manière de donner du sens à votre visite, de mieux comprendre la vie locale et de soutenir l’économie des communautés. Ces interactions entre humains et nature rendent le parc vivant et authentique, et permettent aux visiteurs de découvrir une culture profondément liée à l’écosystème.
Activités et écotourisme
Campo-Ma’an est idéal pour les amateurs d’écotourisme :
Randonnées guidées dans la forêt tropicale
Observation des primates et de la faune dans leur habitat naturel
Birdwatching, avec des espèces rares et endémiques
Balades en bateau sur les rivières Ma’an et Ntem
Le parc offre une expérience immersive où nature, culture et traditions locales se rejoignent.
Conseils pour visiter
Meilleure période : saison sèche (novembre à février)
Chaussures adaptées pour les sentiers parfois boueux
Eau, protection solaire et répulsif contre les insectes
Respect strict de l’environnement et des consignes des guides
Galerie photos et vidéos
Toutes les photos publiées sont prises par moi-même, avec un filigrane discret pour protéger le contenu :
Forêt tropicale et mangroves
Faune locale (éléphants, singes, oiseaux…)
Rivières et paysages spectaculaires
Villages et pêcheurs locaux
Pour voir toutes les photos et vidéos, rendez-vous sur la page Galerie photos et vidéos.
Lien vers Kribi et environs
Campo-Ma’an se trouve à proximité de Kribi et des chutes de la Lobé, ce qui permet de combiner plages, cascades et forêt tropicale dans une même expérience. Pour en savoir plus sur Kribi et ses alentours, consultez la page principale sur Kribi.
À propos de cette page sur le Parc national de Campo-Ma’an
Cette page est personnelle et indépendante. Mon objectif est de partager ma découverte de Campo-Ma’an en tant que futur habitant et amoureux de la nature camerounaise. Il ne s’agit pas d’un site officiel, mais d’un espace pour faire découvrir, sensibiliser et inspirer autour de ce parc exceptionnel et des communautés qui l’habitent.